L’histoire

Dans ce roman, l’auteure rend hommage à ses aïeules, ces figures de femmes fortes ont tracé la voie vers la liberté, alors même qu’elles étaient les femmes les plus opprimées qui soient, esclaves sans aucun droit sur leur vie, dans un temps où l’homme blanc régnait en maître absolu, et où à tout moment pouvaient surgir la torture et la mort…

De PORT-AU-PRINCE à La NOUVELLE-ORLÉANS, leur refus de soumission les guidera sur le chemin de leur indépendance personnelle.

-La jeune Élisabeth DUBREUIL a poignardé Maurice Parmentier, un ami de son père qui a tenté de la violer. Avec l’aide de sa mère et de sa grand-mère, elle prendra un bateau et deviendra une de ces passagères de la nuit.

-Camille Dubreuil, mulâtresse a reçu une solide éducation chez les religieuses.

-Regina naît dans un hameau parmi les plus pauvres au sud de l’île de Haïti, et la mort de son père l’oblige, à l’âge de 10 ans, à devenir servante ou plutôt esclave d’une famille noire un peu plus haut placée dans la hiérarchie de l’île, mais la méchanceté de la maîtresse de maison l’obligera à fuir, et à se construire à force de rage de vivre, une petite liberté qui l’a conduira dans les bras d’un des généraux venus les libérer.

L’île sera-t-elle sous l’emprise d’un énième dictateur ? L’arrivée du Président Sallenave, héros porteur d’espoir, est attendue.

On découvre à travers l’histoire de ces femmes, la ténacité et l’effroyable courage qu’il leur a fallu pour se construire et construire l’indépendance de leur famille au milieu des convulsions de l’Histoire d’Haïti.

Un roman qui rend hommage aux ancêtres de l’auteure, avec fierté et délicatesse, les mots sont beaux malgré la souffrance qu’ils évoquent. Une belle écriture, des couleurs, des odeurs.

Une société marquée par l’esclavagisme, un monde sauvage, pour les femmes qui ne doivent pas gémir, mais avancer.

Juste un petit regret, j’ai eu du mal à me repérer dans les époques et les histoires un peu trop entrecroisées de ces femmes. Il m’est arrivé de ne plus savoir de qui on parlait. Un peu dommage et bizarre que deux mois après la lecture de ce roman, je n’en ai aucun souvenir marquant.