L’histoire
PRIX DE GRENETTE 2026
Tout est réuni dans ce roman qui s’apparente à un thriller.
De beaux personnages auxquels on s’attache, une histoire passionnante, mystérieuse, sur une île de fin du monde.
120 km2, cette île abrite des otaries, des manchots royaux et trois millions d’oiseaux marins nicheurs.
Dominic Salt, veuf, vit avec ses trois enfants Orly, Ralf et Fen sur cette île de Shearwater, qui a été choisie par les scientifiques pour y stocker au froid dans le permafrost, des spécimens de graines du monde entier.
Cette réserve naturelle aiderait l’humanité à replanter des végétaux, à préserver les ressources de la planète et à nourrir l’humanité en cas de catastrophe climatique.
Les derniers chercheurs sont partis, un bateau passe tous les 6 mois, la famille Salt reste seule pour terminer le travail, mais voici que les systèmes de communication ne fonctionnent plus, l’électricité est coupée, tout a été vandalisé, plus rien ne relie l’île au continent et à un éventuel bateau qui viendrait la sauver.
Qui est Rowan cette femme échouée sur l’île après une tempête, sauvée par Fen, la fille de Dominic. Son état est inquiétant.
Rowan est à la recherche de Hant Jones, son mari, chef botaniste, responsable de l’équipe de la station. Rowan ne voulait pas d’enfant alors que son mari en voulait. Est-ce pour cela qu’il a quitté l’île sans la prévenir ?
Admirative de la personnalité de Dominic, Rowan s’implique peu à peu dans la vie de cette famille qui s’aime, mais se déchire en même temps. La mère est morte en donnant naissance à son deuxième garçon, le père fait ce qu’il peut pour maintenir en harmonie la fratrie, mais ce n’est pas facile.
Le passé est distillé au fil des pages, les secrets vont révéler la profondeur des sentiments, des blessures et des émotions de chacun. Rowan va complètement changer sa façon de vivre et de penser, s’attachant malgré elle à ces trois enfants adorables, faisant preuve d’une belle empathie envers ces enfants privés de mère.
Nous assistons à leur reconstruction au milieu de magnifiques scènes offertes par la nature, l’océan, les tempêtes, les créatures qui vivent sur les plages et dans l’eau, baleines, otaries, phoques, éléphants de mer, pingouins, et tous ces merveilleux oiseaux.
Malgré les catastrophes qui se rapprochent, on reste ébloui par la beauté et le sublime spectacle que les éléments offrent à chaque instant, comme le dernier chant du cygne.
Un roman très réussi, sur les thèmes de la transmission, du deuil et de l’écologie qu’il est difficile de lâcher avant la fin.


