L’histoire
» La pensée vagabonde est une coopérative d’assistance mutuelle à l’auto-édition. »
Un roman singulier qui va me rester au cœur bien longtemps. L’écriture est très belle, pleine de sensibilité.
Avril 1968, tout commence par un accouchement bestial, Sulpice naît, mais n’est pas souhaité par sa mère, on sent dès le départ que la mère souffre et rejette cet enfant sans doute né d’un viol. Julie déteste ce fils et le bat pour lui passer l’envie de vivre.
Heureusement, il y a Mémère pour prendre soin du bébé qui n’a rien demandé.
Des chapitres courts, bien orchestrés.
Les personnages se dévoilent au fil des pages. Trois êtres qui ne méritaient pas une telle existence.
Et si la vérité n’était pas ce qu’on croyait. Qui est gentil ? Qui est méchant ?
Julie, la mère est-elle une dévergondée dont les hommes profitent aisément? Pourquoi tant de haine ?
Après une enfance marquée par la violence, Sulpice va aimer, mais il apprend sa séropositivité, il n’en peut plus. Aurore, sa petite sœur, bouleversera ses plans funestes.
Une écriture nette, ciselée, sensible qui rend ce roman addictif et très agréable à lire.
Anny est psychologue et artiste jusqu’au bout des doigts entre écriture, dessin et autres fibres artistiques. Cela se sent dans son écriture.


