L’histoire

À Sakhaline vit une baleine dont l’espèce est menacée.

Trois thèmes dans ce roman :

La famille recomposée et ses relations complexes.

Otmar a un fils, Dolf, qui très tôt montre des qualités de pianiste prodige, et une fille Tosca qui s’exerce au violon et au chant.

Otmar, veuf, demande la main d’Ulrike, mère de Dolf, ce beau fils né de géniteur inconnu, acceptera de changer de prénom et deviendra Ludwig.

Beau fils et beau père deviendront très soudés avec des points communs comme des montages de maquettes, alors qu’avec ses enfants biologiques, Otmar exerce un pouvoir presque tyrannique avec des heures de répétitions strictes. Le jeune prodige prend des médicaments pour déstresser.

Le fils biologique sera coaché par sa belle-mère.

Les enjeux de l’industrie pétrolière. Pouvoir et ambition du Président-directeur général de Shell où travaille Ludwig qui pense qu’il s’agit de son géniteur.

On fait connaissance de la société Shell où travaille Ludwig.

Ludwig pense avoir enfin trouvé son géniteur en la personne du directeur général de Shell, Hans Tromp.

Une troisième histoire de traumatisme qui s’imbrique avec Isabelle qui va nous faire découvrir sa propre famille adoptive et son travail d’investigation.

Par le biais d’Isabelle, jeune journaliste d’investigation, brillante et ambitieuse, qui n’a pas peur de donner de sa personne pour découvrir ce qu’elle souhaite, on va peu à peu découvrir Hans Tromp, personnage fascinant, et amoral.

On voyage par la même occasion dans les sphères du monde des affaires au plus haut niveau. Hollande Thaïlande, Russie, Nigéria à la poursuite de ces personnages et de leur histoire, un roman où le souffle de l’aventure n’est jamais absent.

Il m’a cependant manqué un fil conducteur, car si l’on part sur l’histoire de Ludwig et Dolf, ils deviennent assez vite des personnages secondaires, et on s’attarde très vite dans la vie d’Isabelle qui prend une place prédominante, pour finalement avoir comme personnage principal Hans Tromp et leur relation sulfureuse de haine amour et de recherche de domination de l’autre.

Avec de temps à autre une petite réapparition des deux frères, mais qui semble être là pour relancer le suspens.

Dommage, la fresque épique et grandiose qui avait bien commencé nous lançant sur trois thèmes ne nous comble pas dans la quête de Ludwig. Je comprends mieux puisque c’est le premier tome d’une trilogie.

J’ai appris qu’il y avait une suite seulement traduite en néerlandais pour l’instant ! ce qui explique en partie cette « fin ouverte » !

Je ne le savais pas lorsque j’ai choisi ce roman.