L’histoire
Voilà le type même de roman qui a rebuté les lecteurs cette année.
Un écrivain qui se raconte et revisite son passé sans se soucier du lecteur. Une histoire chargée de plusieurs cultures, un père bosniaque, Mostar, Turquie, Helléniste…
Je connais ces régions et tente de comprendre, mais les autres lecteurs ont décroché. Outre son propre parcours, il revisite ceux de sa famille, dans une Turquie déchirée par les conflits, les dominations prises, perdues et reprises par les peuples, les ethnies. L’auteur n’a pas su mettre de la lumière là où il fallait pour rendre son récit plus simple afin que le lecteur non spécialiste de ces régions comprenne.
Nous sommes dans l’avion avec un écrivain de 70 ans, rat de la bibliothèque nationale, il est en route vers Istanbul ! Son épouse, Pénélope, grecque, est restée à Paris.
L’écrivain vient faire un reportage sur Istanbul et donner des conférences, mais il rêve surtout de retrouver sa maîtresse Songul, une jeune kurde. À son âge, son oiseau se lève encore et gazouille toujours.
Entre rêve et sommeil, il revisite des parties enchevêtrées de sa vie, il réécrit en pensées l’exposé qu’il doit faire, allège certaines parties et citations.
Le détroit d’Istanbul, les flots du Bosphore qui séparent les deux parties: Anatolienne (Asie) et Rouméliote (Europe)
Avoir l’âme stambouliote, est-ce vraiment être turc ?


