L’histoire
À Tarnov, devant son café — Chez les Stramer, le père est heureux. C’était le temps du bonheur. Les enfants STRAMER sont six frères et sœurs juifs et polonais. Tout a changé, l’ennemi est le juif. Ces juifs qui propagent le typhus. La mort les attend partout, on va suivre chaque enfant dans sa lutte. Certains doivent simuler ou faire l’idiot pour ne pas être repérés, surtout quand votre patron fraie avec les Allemands et vous envoie piller les appartements des juifs. Mentir, jongler, changer de nom, difficile, car les Allemands sont là et le ghetto de Varsovie est juste à côté. Pas toujours aisé de s’y retrouver dans la deuxième partie, car les enfants ont changé de nom, Roza dont s’occupe Babounia est devenue Marysia Zegarlincka. Certains se sont mariés ou ont eu des enfants. À la fin de la guerre, ils se retrouveront pour une belle réunion de famille, ayant tous réussi à s’élever dans la société au cours de ces années dangereuses, ils paraissent ne pas avoir changé, mais sous cette belle mise en scène immortalisée par une photo de famille, et au milieu de la comédie que chacun joue pour les autres, on sent bien que leur vécu a creusé des failles profondes, douloureuses, et même définitives pour certains, et que cette rencontre sonne la fin d’une fratrie qui se croyait pourtant solidement soudée. Un roman sans concession sur le quotidien d’une époque que l’on voit pour une fois avec le petit bout de la lorgnette.


