L’histoire
Le camphrier est l’arbre emblématique d’Hiroshima puisque c’est le premier qui a refleuri après la catastrophe. Ici, dans ce roman, il veille sur un sanctuaire au cœur de Tokyo. Il doit être énorme, car on peut y passer la nuit en son cœur.
Ce jeune homme a grandi seul, comme une plante sauvage, il se forge une expérience au gré des jours et des emplois qu’il occupe, sans grande conviction, mais avec l’envie de faire quelque chose de sa vie, et un fond d’honnêteté qui va tout de même le conduire en prison. Révolté par l’injustice,, il essaie de se défendre, en vain, et se retrouve derrière les barreaux.
Et le destin va le retrouver. On lui propose un marché pour le faire sortir de là, et peut-être lui changer la vie.
Reito Naoi, l’orphelin, se voit proposer la mission bizarre d’entretenir un camphrier et tout ce qui est autour par Chifune.
Qui est cette personne qu’il ne connaît pas et paraît avoir beaucoup de pouvoir ? Cette Chifune a fondé des hôtels et a investi dans l’hôtellerie avec une philosophie d’accueil bien personnelle.
Quel est le secret de ce camphrier où pénètrent des personnages de haut rang ? À quoi servent ces rituels mystérieux à accomplir à certains moments de la lune ? Obtenir des miracles ou rencontrer l’âme des défunts de sa famille et en recueillir l’esprit ou l’essence ?
Tout d’abord, indifférent et même moqueur vis-à-vis de ce rôle qu’on lui propose, Reito, n’a pas le choix, il accepte ce poste et peu à peu, rencontre des personnages à la recherche de réponses.
E Il va découvrir l’histoire de sa propre famille à travers cette mystérieuse femme qui le guide, lui enseigne mille choses, sur son métier et sur la façon de se conduire dans la vie. Elle se révélera être sa tante, la demi-sœur de sa mère décédée.
Un roman émouvant et subtil qui fait du bien, puisqu’il apprend la confiance en l’humanité, à la résilience et la générosité, un roman à la fois fantastique, spirituel et tout en sensibilité.


