L’histoire

On ne parle pas de ces choses là dans ce monde là.

Beaucoup d’émotions pour moi lorsque Grégoire parle de son père que j’ai connu.

Deux frères marqués par le corbeau. Ce frère qui se disait le préféré du père vient de décéder, abandonné de tous dans sa salle de bains.

Une écriture honnête de recherche de la vérité, l’auteur n ‘a pas vu son frère depuis 30 ans, Il ressent des remords de n’avoir pas compris et l’avoir abandonné après le réveillon de Noël de 1990 où le jeune frère a tenté de l’égorger.

Des descriptions parfois insoutenables de la découverte  par le frère aîné du lieu de la mort du plus jeune.

L’auteur explore ses souvenirs très anciens et découvre un vrai frère de souffrance. Des fêlures communes et pourtant un silence.

Pourquoi cette descente aux enfers. Qui es-tu mon frère ? Grégoire se cherche et se cogne, mais pas de concession dans ses recherches.

Comment écrire la fraternité lorsque l’un a pris ses distances et que l’autre s’est noyé dans l’alcool après le suicide de son épouse.

Comment survivre aux démons, la mère ne parvient pas à soulager la détresse du petit et lorsqu’à bout de forces, elle meurt, l’orphelin est anéanti. La sœur prend la relève mais difficile de porter un alcoolique si mal dans sa peau et elle va finir par le bloquer sur son téléphone pour se protéger. L’héritage permet au frère l’achat d’une petite maison à Roubaix, mais la souffrance ne s’arrête pas pour autant.

Quelle dégringolade pour une famille bourgeoise à cause du corbeau noir.