L’histoire
Surprenant dès le début. Camille découvre une photo dans les documents laissés par son père. Mais qui est cette Madeleine sur les photos ? Elle lui ressemble tant.
Autre décor dès le chapitre suivant dans une abbaye avec la rencontre de quatre alumnats dont Madeleine 9 ans, filleule de la mère Abbesse, les trois autres sont Cécile, Marie et Juliette.
Jeanne, la mère ne paraît pas très concernée par ce choix d’éducation. Jeanne, jeune veuve de Félix, décédé d’une pneumonie à 29 ans , se sent étouffée par sa belle-mère. Elle n’a pas bien le choix.
En 1904, les religieuses doivent déménager sur l’Île de Wright et la jeune et naïve Madeleine se fait violer par un garçon de ferme qu’elle prend pour un ange. Elle ne connaît rien de la vie et ne sait pas qu’elle est enceinte.
La femme qui l’accouche garde le bébé.
Madeleine, entrée si jeune est engagée vers le noviciat en acceptant un enfermement à vie derrière la clôture. On découvre les règles dans les différents couvents, le traitement accompagné de mortifications pour ancrer ces gamines dans la foi. L’innocente Madeleine y croit fermement, elle est attachée à son Dieu.
Heureusement, de retour en France, les religieuses vont l’envoyer en hôpital psychiatrique. Lors de fièvres, Madeleine explique ce qu’il lui est arrivé. Elle tombe sur un bon psychiatre.
Camille décrypte l’histoire de sa famille. Elle-même est assez perturbée et soumise à ses besoins sexuels.
Elle se sent toujours fragile, va-t-elle comprendre d’où lui vient son instabilité en enquêtant sur Madeleine?
On suit deux jeunes femmes maniaco-dépressives, abandonnées par leurs mères.
Madeleine va finir par se sauver durant 7 ans et suivre un cirque.
Camille va retrouver Jean-Jean, fils de Madeleine, il est journaliste médiéviste.
Un mélange entre complexité des relations familiales et l’ambiance de la piété en abbaye.


