L’histoire

Maud est une ancienne joueuse

On l’imagine dans des addictions aux casinos, sur des champs de courses… Pas du tout. Elle, depuis toute petite, a aimé le jeu, a voulu être la gagnante, aux billes, au ballon, à chat perché à cache-cache…. De plus, elle se montre très mauvaise perdante.

Son père a joué avec elle, l’a bien entraînée : Monopoly, jeux de cartes et autres jeux de société, puis les échecs, le bowling, la pétanque.

Mais Maud ne joue plus, elle travaille, elle a épousé Yann, tout va bien, sauf qu’ un soir, en rentrant de son travail, sans savoir comment cela a pu se produire, elle accroche sa voiture sur l’autoroute. Quel est l’obstacle ? Objet perdu, animal, humain ? Elle ne veut pas savoir, elle laisse sa voiture et s’enfuit à travers champs, malgré l’attention de personnes compatissantes en constatant son état de choc.

Ce choc justement va la faire vriller, réveiller en elle le démon du jeu.

De quoi a-t-elle peur ?

Alors commence une errance dans les quartiers de sa ville, puis dans le village de son enfance, à la recherche des sensations perdues. Elle va alors faire des parties de jeu de fléchettes dans un bar où elle avait ses habitudes, jouer au ballon avec un jeune garçon, puis avec son père à la console, faire des parties d’échecs dans un autre bar, s’incruster avec des joueurs dans un bowling… puis arriver chez son père… est-ce la fin de cette course folle, le retour à une conscience d’adulte?

On l’espère, mais Maud est-elle assez forte pour maîtriser à nouveau cette addiction infernale ?

Avec ce road -trip haletant et désespérant, l’auteur interroge sur notre époque où le jeu peut prendre la place de la réalité, pour la création d’un monde parallèle, le vertige de la victoire où les humains peuvent se perdre dans la folie et jusqu’à la mort.

Inquiétant, glaçant, cherche-t-on dans le jeu l’adrénaline qui manque à nos vies, j’avais un ami qui a dû divorcer de son épouse qui jouait tous les jours en mettant leur situation financière en grave danger ? Mais comment ne pas y voir une part, trop réelle cette fois, de notre monde moderne ?